Ysel FOURNET - CALLIPHORA

du 12/01/2019 au 02/03/2019

Mais d’où vient ce mot “CALLIPHORA” ? voilà la première question qui nous brûle les lèvres. Ysel précise qu’il s’agit d’une mouche, cette mouche bleue qui a pour vocation de décomposer les matières organiques,
CALLIPHORA «qui porte la beauté».
Et comme un boomerang, tout l’univers de cette collection nous rappelle la vie, la mort et plus encore le passage. Chaque photo nous dit que nous ne sommes que des vagabonds sur cette terre.  De l’enfance à la vieillesse on ne ferait que survivre à soi même pour qu’en toute fin, dans un mouvement éternel, ce qui est mort est irrémédiablement transformé en vivant.
«CALLIPHORA» tout est dit. 

 
  Philippe CALANDRE - IN PERCEPTIVO de Philippe CALANDRE

du 08/09/2018 au 10/11/2018

 
IN PERCEPTIVO

À 1400 années-lumière de notre Terre, dans la constellation du Cygne, le télescope spatial de la Nasa a récemment détecté une planète tellurique dont les calculs confirmant son existence ont établi qu’elle tournait autour de son soleil à une distance qui la rendrait habitable. C’est sur cette exoterre baptisée Kepler 452b que Philippe Calandre a situé quelques-unes de ses dernières compositions architecturales. Celles-ci forment des utopies : des non lieux, des nulle part au sens premier du terme. Et pourtant ces chimères procèdent de fragments prélevés au réel.

Après avoir longtemps parcouru le globe en photographe, Philippe Calandre a décidé d’organiser désormais de grands voyages immobiles vers les terres ou les cités inconnues que révéleront ses irréprochables photomontages. Puisant ses matériaux de construction dans le stock d’images qu’il a accumulé au cours de ses pérégrinations et reportages, il élabore de très savantes combinaisons où les hybridations fonctionnent à merveille. Comme le héros des Villes invisibles d’Italo Calvino, qui spécule sur « des villes trop vraisemblables pour être vraies », il cherche à faire advenir une réalité augmentée par l’imaginaire. Sa fascination pour les architectures industrielles, dont l’esthétique découle de la nécessité pratique et de l’impératif économique, l’a conduit à concevoir d’étranges complexes usiniers. Hérissés de silos et de cheminées crachotant leurs fumées, parcourus de tuyauteries et d’escaliers inextricables, greffés de passerelles métalliques surplombant des paysages de déserts, ses sites possèdent la beauté des enfers.

Personne certainement n’aimerait se rendre avec plaisir sur ces lieux d’obscurs labeurs — ils sont d’ailleurs vides de toute présence humaine —, mais ils envoûtent par la troublante mélancolie qui s’en dégage. Porté par la liberté de création que lui inspire sa méthode, Philippe Calandre en est venu à inventer ses propres formes, et ainsi à dessiner avec la photographie. Les architectures aux développements géométriques qu’il propose dès lors, les monuments et les cités qu’il a édifiés comme des jeux de construction semblent, par la grâce de leurs structures, une manière de nous souhaiter la bienvenue sur sa planète.


Jean-Pierre Chambon

 
  Michael MICHLMAYR - INTERVALLES

du 09/03/2018 au 27/04/2019

Dans le travail de Michael Michmayr se confrontent différentes structures de réalité qui modifient profondément notre perception du temps et de l'espace à travers les images. Dans sa série  « Travaux en cours- Espaces temps »  (Time Spaces) il traite avant tout de l’espace urbain, des scénarios du quotidien et des actions qui s’y déroulent. ??

 
© Galerie Vrais Rêves 2019