Didier DE NAYER - "Through the past"

du 24/10/1997 au 06/12/1997

 

Photos de famille... Elles attendaient, bien rangées dans leurs boites ou dans les albums... Souvenirs, si nombreux, toujours beaux, si rarement vains, en noir et blanc... Un matin, Didier De Nayer se prit au jeu de l’inventaire. On l’imagine redécouvrant avec un mélange de surprise et de curiosité, ces photos de famille oubliées, vaguement familières, autant d’escales de vie. Un premier geste photographique de sa famille avait embaumé ces personnages, témoignage aléatoire de petits bonheurs... Un second geste vint mettre en forme le « ça a été » : celui de l’auteur qui, revenu sur les lieux de son enfance, subit de plein fouet cette « goulée de souvenance » si chère à Léo Ferré. L’image du passé heureux et insouciant de l’enfance se superpose à l’image du présent encombré des lieux abandonnés et désertés. Entre les deux images, la mise au point s’avère impossible. Avec les années - cette série a été commencée en 1989 -, les décès, les maladies et le vieillissement inéluctable des différents acteurs des photographies, la série a pris une autre dimension et a gagné en épaisseur... Pour lui, il est encore possible de croire aux images et aux spectres, car «ce qui est devant toi te renvoie à ton image ; ce qui est derrière, à ton visage perdu» (Edmond Jabès)... 

Sophie Bellé - (Assistante à Vrais Rêves)

 
  Alain HERVEOU - Rêves, Cauchemars et autres aventures

du 10/01/1997 au 25/02/1997

Alain Hervéou travaille d'une façon singulière. Il réalise de grands tirages (80x80 cm et 60x60 cm) à partir de Polaroïd où il met en scène, à chaque fois, sa propre image dans un univers où l'inconscient a davantage sa place. L'exposition se compose de plusieurs séries qui sont autant de récits, de petites histoires et aventures inventées (?) par l'auteur ("Les monstres", "Pettia anatomia", "Spectrum Christus", "Caïn et Abel", "L'esprit grégaire", "La lucidité se tient dans mon froc" (Léo Ferré) …

                                                               Raymond Viallon

 
© Galerie Vrais Rêves 2017