Alain HERVEOU - R.H 26-10

du 17/05/2014 au 28/06/2014

Face au corps immobile de papa, seul, anéanti par le désespoir, une foule de questions m’assaillent. Absence, vacuité, sont parmi les sensations qui me viennent. Il repose là devant mes yeux mouillés, inerte, inhabité. Où est-il celui que j’ai tant aimé ? Où se trouve la force vitale qui tenait son être debout ? Maintenant il apparaît simple enveloppe. Plus aucun mouvement, geste, souffle ne le feront vibrer. Immobile, vide, désincarné, il n’est plus là.

 
  Bénédicte REVERCHON - "A travers les yeux d'une libellule"

du 22/03/2014 au 10/05/2014

Pour cette nouvelle exposition à la Galerie  Vrais Rêves, son choix d’un patrimoine canadien abandonné et délabré du Val Jalbert, n’est qu’un prétexte pour affirmer, comme Bachelard, que la maison est plus qu’une construction : c’est un vecteur de songe. Bénédicte montre la « forme » comme état provisoire qui défie le temps et l’espace.

 
  Luc EWEN - LOST MEMORIES

du 11/01/2014 au 15/03/2014

La cire, c'est la petite madeleine de Luc Ewen,  photographe à la recherche du temps perdu.

Contrairement à la madeleine la cire n'est pas soluble dans l'eau, ce qui ne l'empêche pas d'agir sur le pouvoir de la mémoire instinctive, de prendre appui sur le présent pour remonter le cours du temps.
Et voici donc Luc Ewen - né au Luxembourg en 1959 – en prise avec une amnésie élémentaire, incapable de donner date et sens aux nombreuses images de ses archives personnelles. « A ma grande surprise, j'ai pu découvrir des images dont je n'ai gardé aucune mémoire et d'autres que je croyais bien connaître mais dont la signification profonde se dérobait sans cesse ».
==> Suite ci-dessous.
 

 
  Irina IONESCO - Irina IONESCO, son Monde et la Mode

du 10/09/2013 au 09/11/2013

« Chacun de mes modèles est un miroir … »
C’est ce que m’affirmait Irina Ionesco il y a quelques mois.

Bien sûr, toute photographie recèle en elle-même une part de son auteur, quelque soit le sujet représenté, comme toute oeuvre d’ailleurs, qu’elle soit plastique, littéraire, ou musicale. C’est peut être même une condition sine qua non pour obtenir ce statut. Mais il y a dans cette affirmation beaucoup plus que cela.
En effet, le miroir ne se contente pas de refléter celui qui se présente devant lui, il reflète aussi tout ce qui se trouve autour et derrière lui, en l’occurrence tout ce qui se trouve derrière la photographe : son passé, sa jeunesse, son enfance, ses vies antérieures avec leurs cortèges d’insouciances, de joies, de peines, de drames et de souffrances. Il s’agit pour Irina d’une véritable revendication existentielle.
Ainsi, en pécheresse attirant dans ses filets des fantasmes bourgeois et surannés, en femme voilée ou masquée laissant planer un parfum de mystère oriental, en guerrière harnachée tenant en laisse des chats féroces et ronronnants, en fillette perdue dans les méandres d’une histoire fantastique et fantasmagorique qui la dépasse, en odalisque lascive soumise aux regards des hommes en quête d’érotisme exotique, en reine régnant sans partage sur une cour assujettie à une volonté de velours. Il s’agit toujours d’Irina, en autoportrait décalé, par procuration. Elle fait simplement appel à ses modèles comme à des acteurs, comme à des doubles d’elle-même, comme à des prolongements d’elle-même, lui permettant d’être à la fois devant, derrière et dans ce miroir qui pourrait être celui d’Alice. Irina ne joue pas un rôle mais reste précisément elle-même dans sa singularité et sa pluralité, avec l’apparence d’une autre.
Si ces photographies, oeuvres de commande destinées à l’illustration de magazines, nous parlent finalement de tout autre chose que de mode, de vêtements, de bijoux et d’accessoires, c’est qu’il s’agit là d’un prétexte, comme très souvent en matière de création, prétexte à parler de la Femme, de beauté, de fantasme, d’érotisme, de sensualité, et surtout d’Irina Ionesco elle-même. C’est donc presque une carte blanche qui lui est offerte. De telles initiatives sont louables à plus d’un titre : d’abord parce qu’elles permettent à des artistes de vivre, d’exister, de partager, de diffuser leur travail, mais aussi pour le public qui peut ainsi découvrir, s’épanouir, grandir, évoluer. L’art n’est pas un luxe dont une société peut se passer sans risquer de régresser, de dépérir.

Rémy Mathieu - 08/2013 
 

Nota : C‘est près de 70 photographies noir et blanc ou couleur, en petit, moyen et grand format qui seront présentées dans cette exposition.

Un catalogue de 28 pages sera édité à l'occasion de cette exposition.Disponible à la galerie. Prix et conditions d'expédition sur demande.

 

 
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