Eduard IBANEZ

Espagne

Après une première rencontre à Vrais Rêves au cours de l'année 2000, lors d'une carte blanche offerte à la galerie Spectrum de Sarragosse, nous avons décidé de poursuivre une relation plus étroite avec Eduard Ibanez car son travail nous avait beaucoup touché et intéressé. Nous poursuivons encore, à ce jour, cette aventure commune !



  NARCISSE ou la mémoire de l'autre

du 14/03/2008 au 10/05/2008

Dans les Métamorphoses, Ovide raconte l’histoire d’un très beau jeune homme, Narcisse, qui fut procréé par le Dieu fleuve Céphise et la nymphe océane bleue Liriopé. Le devin Tirésias dit à sa mère : « Narcisse peut vivre très longtemps à condition qu’il ne se connaisse pas lui-même».
Sa beauté a éveillé l’amour, mais il a dédaigné tous ceux qui y ont prétendu. La Nymphe Echo, repoussée par Narcisse, l’a puni en le rendant amoureux de sa propre image reflétée dans les eaux d’une fontaine. Il regarda l’eau, émerveillé, et il s’éprit du reflet de son image, il chercha le reflet de ses propres désirs sur la surface brillante, miroitante devant laquelle il se trouvait. Narcisse revint se contempler à la même fontaine et il pleura, ivre de passion, devant sa propre image, et, comment pouvait-il supporter de posséder tout en ne possédant pas ? Proie du désir, il se précipita au fond de la fontaine où il se noya.»
Eduard Ibañez
(Traduction Annie Balbo et Pierre Saillard)

 
  "LE MUR" ou "EL MUR"

du 14/03/2008 au 10/05/2008

Le photographe espagnol fait passer, avec la série Narcisse ou la mémoire de l’autre, un message porteur de sens, de moral mais aussi d’espoir. L’espoir que l’on retrouve dans « El Mur », le mur moins en tant que division qu’en tant que protection, bâtie avec « les mains de l’amour ». Deux symboles forts, antagonistes : l’individuel et le collectif.

Tirage baryté N&B
Format image 50 x 50 cm contrecollé sur Forex
Le mur est composé au total de 54 tirages 50 x 50 cm
soit dimension de l'installation:  900 x 150 cm
(photographies signées et numérotées)

 
  "Au sens figuré" ou "En sentit figurat"

du 07/12/2001 au 26/01/2002

Notre visage, nos organes, nos membres sont, avant tout, des éléments d'un corps qui ressent. Des parties d'un corps qui ressent tout en étant englué par sa complicité physique avec le monde, d'un corps qui ressent tout en étant circonscrit par d'autres corps et d'autres visages. C'est de cette conception de la sensation, annoncée par des travaux photographiques antérieurs, que c'est servi Eduard Ibañez pour développer ce dernier travail intitulé Au Sens Figuré.

 
  "El rostre circumscrit"

du 07/12/2001 au 26/01/2002

La présence émergente du visage circonscrit
"Un jour j'ai pris dans mes mains
ton visage Sur lui tombait la lune.
Le plus incroyable des objets
submergé sous le sanglot."
R.M. Rilke

 
© Galerie Vrais Rêves 2017