Eduard IBANEZ - SYNESTHESIES, FICTIONS DU PAYSAGE

Après une première rencontre à Vrais Rêves au cours de l'année 2000, lors d'une carte blanche offerte à la galerie Spectrum de Sarragosse, nous avons décidé de poursuivre une relation plus étroite avec Eduard Ibanez car son travail nous avait beaucoup touché et intéressé. Nous poursuivons encore, à ce jour, cette aventure commune se poursuit encore aujourd'hui en 2017 !

Cette dernière exposition est la cinquième présntée à Vrais Rêves.



 
Technique
Photographie Impression numérique
Texte
CV-Resume
Autres séries
SYNESTHESIES, FICTIONS DU PAYSAGE
60x70 cm

Mots-clé associés
paysage, archéologie, illusion, imaginaire, temps, texture






 

SYNESTHESIES, Fictions du paysage

LE PAYSAGE EST UNE FICTION

Le paysage est un concept, doté d’un enracinement culturel propre et varié comme le sont les civilisations et les entremêlements culturels qui les supportent.

La Nature cohabite avec nous en marge des valeurs ajoutées que l’être humain lui donne, à une échelle de perception associée aux paramètres de beauté qui peut stimuler nos émotions. Depuis les aspects les plus ordonnés de son essence à la dynamique la plus inattendue, la Nature se montre telle qu’elle est, fille de ses propres lois, disposée à être codifiée par l’homme, dans le domaine des sciences et des arts, même si, pour ce qui est de ce dernier, il se pose un questionnement sophistiqué -si on la voit en tant que paysage- qui, tout en étant identique pour ce qui est du fond, est différent quant à son interprétation. Du point de vue artistique, le paysage a généralement une signification essentiellement scénographique, évocatrice, et de ce fait, suppose une perception esthétique du territoire, une perception subjective en marge de la réalité physique.

 



SYNESTHESIES, Fictions du paysage

 LE PAYSAGE EST UNE FICTION

Le paysage est un concept, doté d’un enracinement culturel propre et varié comme le sont les civilisations et les entremêlements culturels qui les supportent.

La Nature cohabite avec nous en marge des valeurs ajoutées que l’être humain lui donne, à une échelle de perception associée aux paramètres de beauté qui peut stimuler nos émotions. Depuis les aspects les plus ordonnés de son essence à la dynamique la plus inattendue, la Nature se montre telle qu’elle est, fille de ses propres lois, disposée à être codifiée par l’homme, dans le domaine des sciences et des arts, même si, pour ce qui est de ce dernier, il se pose un questionnement sophistiqué -si on la voit en tant que paysage- qui, tout en étant identique pour ce qui est du fond, est différent quant à son interprétation. Du point de vue artistique, le paysage a généralement une signification essentiellement scénographique, évocatrice, et de ce fait, suppose une perception esthétique du territoire, une perception subjective en marge de la réalité physique.

LE PAYSAGE EN TANT QUE TERRITOIRE AGRESSE

Le paysage est un ensemble de « géo-formes », résultat de l’érosion, de l’accumulation de sédiments sur des reliefs émergés. La « géo-forme » comprend tous les éléments liés à la morphologie de la surface terrestre. A partir du développement humain, la surexploitation des ressources naturelles, pour ce qui est de la dégradation du paysage, provoque auprès du spectateur un besoin d’adaptation de la perception, qui dérive dans un ensemble de « géo-formes » altéré, agressé, dégradé.

UNE EXPERIENCE INTIME AVEC LE PAYSAGE

La présente série de photographies fait face à deux versants opposés du paysage : d’une part, celui qui, en tant que processus d’évolution perpétuelle que subit la planète, concerne le paysage comme ressource naturelle par lui-même et l’évaluation esthétique du milieu selon les capacités de perception du spectateur en fonction de sa beauté intrinsèque.

D’autre part, le paysage se projette comme cadre de l’activité de la production humaine, de ce fait, modifié : le paysage qui découle de l’action de l’homme en tant que facteur d’appauvrissement des ressources naturelles. Dans ce paysage, l’exploitation de ces ressources est à l’origine de nouveaux panoramas que nous assumons comme conséquence du progrès social et économique.

L’intérêt créateur s’est centré sur l’exploitation des ressources comme partie de ce « paysage contemporain » modifié et sur l’interruption du processus naturel élaboré à travers les ans, dans lequel la nature s’imite elle-même ; un lent processus de reproduction au cours duquel roches, bois, écorces s’intègrent et se camouflent sur une vaste carte morphologique, se modelant en un large catalogue de textures entremêlées qui, difficilement, se distinguent les unes des autres.

Posée métaphoriquement en tant que relation de synesthésie, cette série de photographies tente d’établir un lien entre le visuel et le tactile dans une symbiose sensitive : paysages fictifs où la pierre est constituée de bois, d’écorce d’arbres qui font naître aux yeux du spectateur une sorte de jeu de synesthésie aussi riche et subtil que déconcertant.

               Eduard Ibáñez
Traduction et remerciements à Annie Balbo

 

© Galerie Vrais Rêves 2017