Yannig HEDEL - Ici, là, voire plus loin

Dessinateur Yannig Hedel ? Peut-être même coloriste... mais coloriste du blanc ! tout son travail typiquement photographique, puisque lié à la lumière, à la douceur, à la dureté du blanc, a cette patience du dessinateur, patience sans illusion qui s'attarde à analyser le visible, qui ne se satisfait pas des riches aspects du réel, mais qui justifie cette réalité (souvent modeste et ... murale) et qui la sacre. Photographe de la nuance de l'éclat de telle ou telle heure, il réitère sans fin cette sacralisation, car c'est quelqu'un qui n'a pas besoin de beaucoup d'espace ; silencieux et grave, il accueille l'unité de la réalité et de l'infini intérieur : Yannig Hedel officie là où les apparences s'effacent devant la forme secrète. (extrait d'un texte de MMD)



 
Technique
photographie argentique et en partie numérique
Texte
CV-Resume
yann-hedel.blogspot.fr/
Autres séries
Ici, là, voire plus loin
40x80 cm marges comprises

Mots-clé associés
noir.et.blanc, paysage, panoramique, argentique, numérique, abstrait, archéologie, architecture, graphisme, illusion, matière, mémoire, photo-montage, sculpture, dessin, paysage.urbain






 

Yannig Hedel : composer avec l’illusion
(texte de web de F.Lonardoni)

Les premières séries d’images de Yannig Hedel sont celles d’un photographe arpenteur des villes, dont la quête tenace ne s’exprime ni dans la street photography ni dans les vues urbaines qui caractérisent les années 80. Ses images  présentent des formes géométriques prélevées dans la ville, prodigieusement silencieuses. Chacune porte les effets d’une discrète métamorphose, dont le ressort principal tient dans la perte d’échelle : pignons d’immeubles transmués en pyramides, cheminées dilatées à la taille d’un bâtiment, modénatures des années 30 prenant des accents de temple Maya. Les tonalités de gris, d’une subtilité remarquable, sont entretenues par les grandes plages unies que dégagent ses formes géométriques.


 DOSSIER de PRESSE



Yannig Hedel : composer avec l’illusion
(texte de web de F.Lonardoni)

Les premières séries d’images de Yannig Hedel sont celles d’un photographe arpenteur des villes, dont la quête tenace ne s’exprime ni dans la street photography ni dans les vues urbaines qui caractérisent les années 80. Ses images  présentent des formes géométriques prélevées dans la ville, prodigieusement silencieuses. Chacune porte les effets d’une discrète métamorphose, dont le ressort principal tient dans la perte d’échelle : pignons d’immeubles transmués en pyramides, cheminées dilatées à la taille d’un bâtiment, modénatures des années 30 prenant des accents de temple Maya. Les tonalités de gris, d’une subtilité remarquable, sont entretenues par les grandes plages unies que dégagent ses formes géométriques.
Son œuvre photographique est structurée autour de principes de travail et de sujets précis : pratique de la marche urbaine, intérêt pour l’architecture, bouleversement des codes de l’image (proche et lointain, échelle, profondeur), répétition, proximité avec l’abstraction.
Un protocole minutieux, pour traquer la course de l’ombre sur le mur, vient parfois rapprocher son travail d’une sensibilité conceptuelle. La série De labore solis voit la même prise de vue cent fois répétée au fil des saisons.
En 2007, lorsqu’il adopte le numérique, Yannig Hedel approche des frontières d‘un art post-moderne. Son œuvre sera désormais entièrement traversée par le montage, mais aussi la collecte d’images, et évidemment la retouche.

 




Son nouveau protocole consiste à assembler des images collectées sur internet avec ses propres images, actuelles ou anciennes, dans des compositions de format panoramique.
Les prises de vue réelles se font principalement de la fenêtre de l’appartement perché à Caluire, ouvert sur les quatre points cardinaux.
Ce qui est nouveau, c’est que les éléments d’architecture entretiennent désormais une dialectique avec des paysages. Ils masquent et révèlent en même temps des panoramas richement colorés, suavement enveloppés de lumière. Tantôt la ville est animée par ses constructions, ses crêtes de tours, ses enfilades de cubes ; tantôt elle est noyée dans les brumes, liquide, sublimée. 
Si l’architecture est toujours le sujet central de Yannig Hedel, elle est désormais hybridée, comparée, relativisée. Elle semble même de plus en plus servir de support à discourir, invoquer un âge d’or et appeler à une éthique universelle. 
Les deux périodes de l’œuvre se répondent par spécularité : autrefois immergé dans la ville, l’artiste est désormais posté dans un point d’observation dominant ; après avoir capté ses détails, ingéré son organisme, il prend maintenant la ville lointaine pour toile de fond.


Françoise Lonardoni
Historienne de l’art, Responsable du service culturel
au Musée d’art contemporain de Lyon


© Galerie Vrais Rêves 2017