Pascal MIRANDE

France

Pascal Mirande est né le 12 juin 1968 à Sainte Adresse en Seine Maritime. Rochelais d'adoption, il travaille le dessin en autodidacte et apprend la peinture à l'huile à l'atelier Jean Louis Chollet. Diplômé des Beaux arts de Poitiers avec mention en 1993 et de Rennes en 1996, il apprend la photographie avec Alain Fleig à Poitiers et poursuit sa recherche à Rennes avec Tom Drahos, Hervé Rabot et Paul Chateau. II obtient une Bourse d'Aide Individuelle à la Création de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne en 1998 et 2004. En 2010 il travaille en résidence au Domaine d'Abbadia à Hendaye. 
Sa recherche se dirige vers l'installation "in situ" dans des lieux de mémoire humaine comme les ruines ou les monuments anciens en y construisant des structures éphémères. II vit et travaille actuellement à La Rochelle.
 



  BLACK STAR

du 14/01/2017 au 11/03/2017

« Black Star »
Au gré de mes déplacements, j’ai eu plusieurs fois le plaisir de rencontrer Pascal Mirande et de découvrir à chaque fois de nouvelles facettes de son travail personnel. Aussi loin que je puisse remonter je ne retrouve dans ma mémoire que des traces de multiples surprises, d’étonnement. Cela peut paraître banal et pourtant je peux, sans réserve, affirmer que ce n’est pas très courant. Lors de notre première rencontre, à Toulouse, j’avais découvert « un album de famille »  signé Pascal Mirande. Etait-ce du vrai faux ou du faux vrai ?

 
  Gullivers

du 12/05/2012 au 23/06/2012

C’est la première fois que je confronte mes constructions au corps humain. J’utilise un fond sombre, une teinte monochrome afin d’éviter d’avoir des repères extérieurs. Je ficelle le sujet pour accentuer la fragmentation de l’anatomie sans pour autant tomber dans le « bondage » cher à Araki.
Il y a deux lectures d’échelles. Le modèle vivant montre la minutie des maquettes et à l’inverse, les échafaudages transforment le corps en un immense paysage. J’ai segmenté le sujet pour affirmer l’idée de construction et faire de chaque élément un tableau autonome. C’est aussi un clin d’œil aux boites de découpe des prestidigitateurs.

Comme pour la plupart de mes images, la continuité du travail va vers la citation (sculpture, peinture). J ‘aime l’idée de l’hommage à des œuvres immenses et la complicité qui peut émerger avec le public qui les reconnaîtra.
 

 
  Les Sentinelles - 1996-1997

du 08/01/2009 au 07/03/2009

Les Sentinelles ponctuent le paysage pour interroger le spectateur sur ce qu’il voit ou ce qu’il croit connaître. Chaque endroit devient un territoire, les cailloux deviennent des rochers, les rochers deviennent des montagnes et les flaques d’eau deviennent des lacs.
A la fois miradors ou beffrois, dérisoires ou présomptueuses, les Sentinelles nous observent, scrutent de leur monde imaginaire pour que nous reconsidérions notre réalité. Cette série d’images est la première réalisée en extérieur.

 
  Icares - 2002-2007

du 08/01/2009 au 07/03/2009

J’ai fabriqué des machines volantes en brindilles, ficelle et papier dans l’esprit de celle de Léonard de Vinci et des premiers avions. Les objets sont photographiés « en vol », l’absence de profondeur de champ donnant au paysage l’apparence d’un décor.

Dans les images en noir et blanc, le cadre est inspiré des daguerréotypes, pour théâtraliser l’image et concentrer le regard dans ma fiction. Chaque avion réagit différemment au vent et il faut trouver l’angle le plus opportun pour qu’il semble voler. Je cherche dans le paysage, un point de vue qui malgré le flou décrit un nouveau voyage.

En utilisant un appareil polaroid j’ai pu tricher sur la profondeur de champ. Les teintes particulières et imprévues de ce support et les paysages choisis m’ont permis de survoler un monde fantastique dans un décors de marais salant. Je recherche le cadrage qui me donnera le côté le plus dynamique de l’objet volant et une géographie sans référence d’échelle directe. Les craquelures de la terre donnent à la photographie une ambiance de planète désertique. Les petites algues et le reflet sur l’eau simulent une vue aérienne. 

Ce travail est toujours en cours…

 
© Galerie Vrais Rêves 2017