Didier DE NAYER

France

Première rencontre, en 1983, avec cet auteur. Elle fût très rapidement suivie par une première exposition à la galerie Vrais Rêves, en 1984. Depuis cette date rencontres et expositions se sont régulièrement déroulées à Lyon, Arles ou Paris. 



  Images de guerre - 1 - "Guerre du Golfe"

du 15/09/2007 au 10/11/2007

Didier de Nayer, offusqué comme de nombreux citoyens, par les commentaires téléguidés et aveugles des journalistes lors de la Guerre du Golfe, d’Afghanistan ou d’Irak, et surtout choqué par l’absence d’images de photojournalistes indépendants, a décidé de «couvrir» ces événements. A sa façon évidemment.

 
  Images de guerre - 2 - "Guerre en Afghanistan"

du 15/09/2007 au 10/11/2007

Après les images de la destruction des tours du World Trade Center, terriblement proches d’un nouveau jeu vidéo, ou d’un film catastrophe, c’est l’horreur en direct malheureusement réelle et non virtuelle ; la folie meurtrière continue avec des bombardements ininterrompus des USA sur l’Afghanistan.

 
  Images de guerre - 3 - "La guerre d'Irak"

du 15/09/2007 au 10/11/2007

Délaissant Ben Laden introuvable, W. se retourne contre Saddam Hussein pour finir le travail commencé par son père !... L’ « Axe du Mal » change d’orientation et après l’Afghanistan, l’Irak est de nouveau en première ligne.

 
  Images de guerre - 4 - "L'après guerre d'Irak"

du 15/09/2007 au 10/11/2007

…  mais l’occupation commence et la guerre continue entre attentats, prises d'otages, exécutions sommaires, tortures et représailles... De l’autre côté le terrorisme, l’arme du pauvre, face à la technologie soldatesque. Comment croire les images ?

 
  "Through the past"

du 24/10/1997 au 06/12/1997

 

Photos de famille... Elles attendaient, bien rangées dans leurs boites ou dans les albums... Souvenirs, si nombreux, toujours beaux, si rarement vains, en noir et blanc... Un matin, Didier De Nayer se prit au jeu de l’inventaire. On l’imagine redécouvrant avec un mélange de surprise et de curiosité, ces photos de famille oubliées, vaguement familières, autant d’escales de vie. Un premier geste photographique de sa famille avait embaumé ces personnages, témoignage aléatoire de petits bonheurs... Un second geste vint mettre en forme le « ça a été » : celui de l’auteur qui, revenu sur les lieux de son enfance, subit de plein fouet cette « goulée de souvenance » si chère à Léo Ferré. L’image du passé heureux et insouciant de l’enfance se superpose à l’image du présent encombré des lieux abandonnés et désertés. Entre les deux images, la mise au point s’avère impossible. Avec les années - cette série a été commencée en 1989 -, les décès, les maladies et le vieillissement inéluctable des différents acteurs des photographies, la série a pris une autre dimension et a gagné en épaisseur... Pour lui, il est encore possible de croire aux images et aux spectres, car «ce qui est devant toi te renvoie à ton image ; ce qui est derrière, à ton visage perdu» (Edmond Jabès)... 

Sophie Bellé - (Assistante à Vrais Rêves)

 
  "Rien qu'un geste"

du 09/03/1984 au 28/04/1984

"Vous avez bougé, la photo est ratée!" dit le Petit Robert.
Ratée la photo bougée? La technique poussée dans ses derniers retranchements ne peut-elle être source de création? Une création déroutante pour nos yeux habitués à la belle image bien nette et bien "léchée" reproduisant fidèlement la nature. Introduire dans l'image la confusion des sens et de la perception des choses, immobiliser malgré le mouvement des formes indéfinies, utiliser et déformer l'instantané pour fixer l'éphémère, parfois grâce au hasard qui fait bien les choses... Puis ne pas reconnaître au premier abord le sujet, le dématérialiser, le défigurer, abandonner la représentation des formes pures, éliminer les références à la réalité, supprimer la profondeur de champ pour un a-plat visuel, mettre l'espace et le temps sur une surface à deux dimensions... Et surtout mettre en images ses impressions, ses sentiments, sa vie même suivant l'humeur du moment, "rendre réels des états mentaux intérieurs" disaient Picabia... Et, par-là même, pousser le spectateur à s'interroger, à rentrer dans l'image pour en comprendre le sens et au-delà de la simple recherche esthétique, aller plus loin et pénétrer la vie privée de l'auteur, ou reconstituer son propre univers pour ne trouver que ce qu'on y cherche soi-même, ses rêves, ses désirs et ses émotions... Alors qu'on veut absolument savoir ce qui se passe dans la photographie, celle-ci s'échappe et est incapable de lui répondre: les lignes, les formes, les traces de lumières lui fournissent une base pour imaginer le reste... ou pour se perdre... photo bougée, photo ratée?...
"Il suffit de pousser un peu plus, rien qu'un geste"  (Léo Ferré).

Didier De Nayer

 
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