Jean-Baptiste CARHAIX - Couleurs de la mort, poétiques de Barbie et Mickey business

Mes travaux photographiques depuis 1981, imprégnés de la représentation de la Mort attestaient de mon sérieux… sens de l’humour, un humour macabre ! Dans la série The Sisters of Perpetual Indulgence (1981-1983 : reportages / 1983-1993 : mises en scène) j’abordais la relation d’Eros et Thanatos au temps du Sida. Dans la série Danses macabres, Trophées et autres Vanités (1992-1993) je brodais des variations sur des crânes et des squelettes et parfois je dansais avec un squelette ou bien allongé par terre, j’étais veillé par le même… comme autant de postures apotropaïques.
En 2009, j’exposais la série Couleurs de la Mort, Poétique de Barbie et Mickey Business. En cette même année et suite aux travaux antérieurs, je délègue à des enfants entre 3 et 12 ans, l’audace et le plaisir de « faire la nique à la Mort » devant mon objectif.



 
Couleurs de la mort, poétiques de Barbie et Mickey business
Image 50x65 cm sans marge

Mots-clé associés
couleur, nature.morte, baroque, contestation, dérision, fiction, humour, mise.en.scène, mort, pamphlet, surréalisme, vanité






 

Depuis 2007, je revisite les Danses macabres, trophées et autres vanités des années 92-93 mais cette-fois-ci en couleur… LA MORT s’impose, sur les cimaises, aux regards des spectateurs.  L’essentiel de mon travail photographique  parle de la mort inéluctable, de la fin d’une vie sans passeport pour l’au-delà. De cette mort, il faut en rire : je fais la nique à la Mort !



Depuis 2007, je revisite les Danses macabres, trophées et autres vanités des années 92-93 mais cette-fois-ci en couleur… LA MORT s’impose, sur les cimaises, aux regards des spectateurs.  L’essentiel de mon travail photographique  parle de la mort inéluctable, de la fin d’une vie sans passeport pour l’au-delà. De cette mort, il faut en rire : je fais la nique à la Mort!

Athée militant, je ne crois pas aux billevesées religieuses ou prétendument philosophiques” inventées par des illuminés sadiques pour des croyants masochistes. Ils se torturent toute leur vie pour mériter un paradis imaginaire, lorsqu’ils ne torturent ou ne tuent pas autrui au nom de leurs croyances !

Je n’ai aucun respect pour les discours religieux et pour ceux qui les profèrent, en particulier pour les “fonctionnaires de Dieu”, clergés de tout acabit. Leurs délires mentaux ont fait de moi un athée et je suis fier de l’être !

Des jouets…  POÉTIQUE DE BARBIE et MICKEY BUSINESS

Mon travail photographique sur Barbie n’a rien à voir avec les mises en scène de Rebufa [Olivier], de Forsythe [Tom] ou de Mondino [Jean-Baptiste] et je l’espère, avec d’autres travaux que j’ignore. Ils sont nombreux : on trouvera sur la Toile de nombreux sites consacrés à la poupée, sites commerciaux et sites “privés” mis en ligne par des fans. Des vidéos sur YOUTUBE par exemple qui la maltraitent, parfois avec humour…
Si Barbie “appartient” en premier lieu à Mattel (1) qui intente des procès aux artistes que la marque estime en dégrader l’image, elle appartient principalement au monde des fillettes qui la scénarisent au quotidien dans des situations imaginaires. 
Le jeu, étant dans ce cas d’espèce, l’apprentissage de la réalité. Je scénarise Barbie dans des situations ancrées  dans un monde adulte et je me garde de la conjuguer avec Ken, pas assez viril, à mon avis, pour s’occuper d’elle ! Je préfère la confronter à des “Action Men” manipulés, eux, par les garçons dans leur violence pré-pubère. Ainsi par adulte interposé -le photographe- Barbie et Action Man se conjuguent dans des cadres qui échappent à l’imaginaire enfantin, bien que, de nos jours…
L’univers Disney est, dans sa réalité marchande, plus complexe que celui de Mattel parce que ciblant un public plus large en termes de genre et d’âge ; toutefois, contrairement à celui de Barbie, il est totalement asexué et infantile. Il était temps de le mettre en scène dans des situations ou en des portraits qui apparentent les personnages de Mickey, de Minnie, de Donald et de Pluto, à des modèles autres.
 
(1) Mattel a d’ailleurs perdu le procès intenté à Forsythe qui met Barbie en contact très… étroit avec des robots ménagers – cf. l’article de Courrier International du 21 août 2001

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