Irina IONESCO

France

Irina IONESCO, en 1974, lors de son exposition à la Nikon Gallery (Paris) a fortement attiré l'attention du public et de la presse. Très vite, elle fut publiée dans de nombreux magazines et recueils et exposa dans les galeries du monde entier, dont à Vrais Rêves en 1992. Depuis cette date nous suivons régulièrement ses travaux et proposons des expositions de cette artiste, dont la dernière en date à Clermont-Ferrand pour "Féminitudes" organisée par la manifestation "Nicéphore + 172" en 2012.



  100 000 ans de beauté

du 09/11/2019 au 21/12/2019

100 000 ans de beauté  / Irina IONESCO 

Adorée, idolâtrée, au bûcher ! clouée au pilori !

Face aux photographies d’Irina Ionesco, nous sommes libres de jouir ou de se l’interdire. Ses images délient encore et toujours les langues les plus paresseuses ; images Genèse d’un gothisme moderne où l’ultra raffinement reste l’ingrédient éternel de toute action.

La sensualité nous est imposée, drapée de dignité et de vertu. Oui, la vertu de vivre
avec vérité : vérité des seins, vérité des bouches, vérité des pubis fournis, vérité du corps de la femme, création céleste de toute beauté. 100 000 ans de BEAUTE.

Le corps a son langage que seuls les initiés reconnaissent. langage érotique : jambes ouvertes, fermées, croisées ; yeux à peine ouverts sondant secrètement les alentours. Irina Ionesco contrôle nos souffles et conduit nos regards dans tous les interstices des peaux, des tissus, des voiles, des résilles, des fourrures, afin de découvrir le secret.

LE Grand Secret, Éros et Thanatos,
présence mystique sur terre. Souffle de vie, souffle de mort où les corps des femmes d’Irina nous imposent avec défiance Les questions : « Aurai-je peur ? et si je me parais de mes plus beaux attributs pour paraître devant Elle ? et si je me drapais de toute ma dignité pour Lui plaire ? »

Les icônes byzantines, les déesses couronnées sont des passeuses d’âme à l’érotisme mystique, au pouvoir de nous faire enfin assumer une jouissance sans tabou.Jouissance des corps, jouissance des âmes. 

Texte de Frédérique Lomba.
        Octobre 2019

 
  Irina IONESCO, son Monde et la Mode

du 10/09/2013 au 09/11/2013

« Chacun de mes modèles est un miroir … »
C’est ce que m’affirmait Irina Ionesco il y a quelques mois.

Bien sûr, toute photographie recèle en elle-même une part de son auteur, quelque soit le sujet représenté, comme toute oeuvre d’ailleurs, qu’elle soit plastique, littéraire, ou musicale. C’est peut être même une condition sine qua non pour obtenir ce statut. Mais il y a dans cette affirmation beaucoup plus que cela.
En effet, le miroir ne se contente pas de refléter celui qui se présente devant lui, il reflète aussi tout ce qui se trouve autour et derrière lui, en l’occurrence tout ce qui se trouve derrière la photographe : son passé, sa jeunesse, son enfance, ses vies antérieures avec leurs cortèges d’insouciances, de joies, de peines, de drames et de souffrances. Il s’agit pour Irina d’une véritable revendication existentielle.
Ainsi, en pécheresse attirant dans ses filets des fantasmes bourgeois et surannés, en femme voilée ou masquée laissant planer un parfum de mystère oriental, en guerrière harnachée tenant en laisse des chats féroces et ronronnants, en fillette perdue dans les méandres d’une histoire fantastique et fantasmagorique qui la dépasse, en odalisque lascive soumise aux regards des hommes en quête d’érotisme exotique, en reine régnant sans partage sur une cour assujettie à une volonté de velours. Il s’agit toujours d’Irina, en autoportrait décalé, par procuration. Elle fait simplement appel à ses modèles comme à des acteurs, comme à des doubles d’elle-même, comme à des prolongements d’elle-même, lui permettant d’être à la fois devant, derrière et dans ce miroir qui pourrait être celui d’Alice. Irina ne joue pas un rôle mais reste précisément elle-même dans sa singularité et sa pluralité, avec l’apparence d’une autre.
Si ces photographies, oeuvres de commande destinées à l’illustration de magazines, nous parlent finalement de tout autre chose que de mode, de vêtements, de bijoux et d’accessoires, c’est qu’il s’agit là d’un prétexte, comme très souvent en matière de création, prétexte à parler de la Femme, de beauté, de fantasme, d’érotisme, de sensualité, et surtout d’Irina Ionesco elle-même. C’est donc presque une carte blanche qui lui est offerte. De telles initiatives sont louables à plus d’un titre : d’abord parce qu’elles permettent à des artistes de vivre, d’exister, de partager, de diffuser leur travail, mais aussi pour le public qui peut ainsi découvrir, s’épanouir, grandir, évoluer. L’art n’est pas un luxe dont une société peut se passer sans risquer de régresser, de dépérir.

Rémy Mathieu - 08/2013 
 

Nota : C‘est près de 70 photographies noir et blanc ou couleur, en petit, moyen et grand format qui seront présentées dans cette exposition.

Un catalogue de 28 pages sera édité à l'occasion de cette exposition.Disponible à la galerie. Prix et conditions d'expédition sur demande.

 

 
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